mercredi 31 octobre 2018

Séjour en Provence du 18 au 22 septembre 2018. Jour 1: Marseille

Au retour de Pologne (le récit arrive !!!), après notre weekend revigorant en Ardèche, j'ai eu le plaisir d'accompagner Jp qui était en déplacement professionnel à Martigues. L'occasion de rendre visite à nos amis Alain et Jacqueline et Brigitte et Charles.  Mon fidèle Canon était bien entendu de la partie ! 

Mardi 18 septembre: Nous prenons de bon matin la route pour Martigues où Jp doit arriver en début d'après-midi pour installer son stand. 
Arrivés à destination, je me rends à notre hôtel à Istres où Alain et Jacqueline nous rejoignent pour un dîner sur le port. 

Istres. Le port


Istres. Le port. "Instant décisif" 



Mercredi 19 septembre 2018: J'ai rendez-vous à 10h30 à Marseille, chez Brigitte et Charles. Le trajet est d'environ 1h30. Brigitte m'accueille avec une tasse de thé et un délicieux gâteau, puis nous partons, bien chaussées et bien appareillées de nos "Canon" jumeaux pour une visite (à pied principalement) de la cité phocéenne. 

Nous nous rendons pour commencer à la Cité Radieuse qui se trouve à deux pas de chez Brigitte et Charles. 

La Cité radieuse est l'oeuvre de l'architecte suisse Charles-Edouard Jeanneret-Gris, plus connu sous le nom de Le Corbusier. Ce fut la première unité d'habitation d'une série de cinq. elle fut construite entre 1947 et 1952. Elle est classée depuis juillet 2016 monument historique et est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. 


Marseille. La Cité Radieuse



La commande de cette unité d'habitation fut faite à Le Corbusier à la sortie de la seconde guerre mondiale car la France devait se reconstruire et elle manquait de logements sociaux. Le projet devait répondre à un nouvel art de bâtir. 
Le Corbusier imagina alors la construction d'un village vertical monté sur pilotis et doté des équipements nécessaires à l'épanouissement de la vie sociale. 


Marseille. La Cité Radieuse

Marseille. La Cité Radieuse montée sur 36 pilotis


La Cité radieuse comporte 337 appartements qui se répartissent en 23 types différents mais qui sont tous des duplex. Ces appartements étaient pour l'époque des logements modernes et confortables, conçus comme des cabines de bateau avec une cuisine ouverte sur le salon, des cloisons coulissantes entre les chambres et les rangements et prolongés par une loggia extérieure. 
Les loggias, comme les portes des appartements et les boîtes aux lettres, sont toutes colorées et affichent des couleurs vives (bleu, vert, jaune, rouge et terre de sienne à l'extérieur ou jaune orangé à l'intérieur)


Marseille. La Cité Radieuse

Marseille. La Cité Radieuse



La conception de la Cité radieuse, qui fut baptisée par les Marseillais " la Cité du fada"  s'appuie sur le principe du Modulor, une notion architecturale inventée par le Corbusier qui est un système de mesure de la morphologie humaine basé sur le nombre d'or, c'est à dire le rapport entre la taille : 1m83 et la hauteur du nombril: 1m13. Le nombre d'or est donc égal à 1,619 à un millième près. 
Le Modulor, contraction de "module" et "nombre d'or" est une silhouette humaine standardisée qui servit à concevoir la structure et la taille des unités d'habitation dessinées par Le Corbusier. 


Marseille. La Cité Radieuse. Le Modulor
  


Marseille. La Cité Radieuse. Le Modulor



La couleur et la lumière sont un émerveillement dès l'entrée dans le hall de la Cité. 

Marseille. La Cité Radieuse. Le hall d'entrée. 
 

Marseille. La Cité Radieuse


 La construction est en béton armé et certains murs, bruts de décoffrage, sont incrustés de coquillages.


Marseille. La Cité Radieuse



Dans le hall d'entrée, on peut admirer une oeuvre béton et métal réalisée par Matej Polach et Vojtech Riha dans le cadre de la série "Superiors Objects". La rotation en 3D des lettres issues d'une police spécifique créée par Vojtech Riha, forme un alphabet original décliné en béton et céramique. 
Le totem exposé dans le hall compose ainsi le mot "Entita", soit "l'entité" en tchèque. 


Marseille. La Cité Radieuse. Totem béton et métal



Le bâtiment est organisé autour d'une rue intérieure sur les trois premiers niveaux. De larges couloirs constituent un espace de circulation et de rencontre entre les habitants car quatre fonctions clefs ont présidé à la conception de la cité : Habiter, travailler, cultiver le corps et l'esprit et circuler. 

Entre le 3ème et le 4ème étage, un couloir plus large, appelé déambulatoire fait face à la mer. 


Marseille. La Cité Radieuse. Vue depuis le déambulatoire

Marseille. La Cité Radieuse. Vue depuis le déambulatoire


La Cité possède également une rue commerçante intérieure, une librairie, un bar, un restaurant, une boulangerie et une école maternelle. 

Si les premiers habitants de la Cité radieuse furent des familles modestes et de classe moyenne, ce sont aujourd'hui des cadres supérieurs et des professions intellectuelles qui peuvent y accéder, compte tenu des prix des logements. 


Marseille. La Cité Radieuse. Entrée de l'école maternelle 
 

Sur le toit terrasse, qui offre une vue superbe sur la ville de Marseille, on trouve la cour de récréation de l'école maternelle, une pataugeoire, un gymnase, un auditorium de plein air et un centre d'art contemporain. 


Marseille. La Cité Radieuse. Le toit terrasse


Marseille. La Cité Radieuse. Le toit terrasse

Marseille.  La Cité radieuse. Le Toit terrasse. Photo Brigitte


Marseille. La Cité Radieuse. Le toit terrasse. L'auditorium


Marseille. La Cité Radieuse. Le toit terrasse

Marseille. La Cité Radieuse. Le toit terrasse

Marseille.  La Cité radieuse. Le toit terrasse. Photo Brigitte

Marseille. La Cité Radieuse. Le toit terrasse



Marseille. La Cité Radieuse. Le toit terrasse



Le toit terrasse offre notamment une vue plongeante sur la bastide de la Magalone, un bâtiment du XVIIème siècle qui propose des cours de musique et des concerts toute l'année.

Marseille. La Cité Radieuse.  Vue depuis le toit terrasse sur  la Bastide de la Magalone
 
Marseille. La Cité Radieuse.  Vue depuis le toit terrasse sur la Bastide de la Magalone


Marseille. La Cité Radieuse.  Vue depuis le toit terrasse sur  le stade Vélodrome

Marseille. La Cité Radieuse. Vue depuis le toit terrasse




Après cette superbe visite de la Cité radieuse merveilleusement commentée par Brigitte, nous nous rendons en bus au Vallon des Auffes afin de déjeuner Chez Jeannot. 

Nous admirons au passage l'impressionnant stade vélodrome, second stade de France, utilisé depuis son inauguration en 1937 par le club de football de l'Olympique de Marseille. 

Marseille. Le stade Vélodrome



Nous arrivons au Vallon des Auffes, un adorable et authentique petit port de pêche coincé entre deux falaises et tourné vers la mer. 


Marseille. Le Vallon des Auffes



Auffes vient de l'alfa (auffo en provençal), un granulé servant à faire des cordages. Les fabricants de cordages s'étaient établis ici au XIXème siècle. 


Marseille. Le Vallon des Auffes



Cabanons de pêche colorés, pointus et restaurants traditionnels font de ce lieu un véritable havre de paix très pittoresque. 
Nous nous installons en terrasse avec vue sur le port et je déguste pour ma part de délicieuses moules gratinées !  Une très agréable pause, à l'ombre,  en bonne compagnie et devant un magnifique panorama ... Un des petits bonheurs que nous offre la vie ! 


Marseille. Le Vallon des Auffes


Marseille. Le Vallon des Auffes


Marseille. Le Vallon des Auffes


Marseille. Le Vallon des Auffes



Un pont en béton armé constitué de trois arches en plein cintre enjambe le port. Il fut bâti au XIXème siècle. 


Marseille. Le Vallon des Auffes


Marseille. Le Vallon des Auffes


Marseille. Le Vallon des Auffes


Marseille. Le Vallon des Auffes

Marseille. Le Vallon des Auffes

Marseille. Le Vallon des Auffes


Marseille. Le Vallon des Auffes

Marseille. Le Vallon des Auffes


Marseille. Le Vallon des Auffes
  


En surplomb de la vallée des Auffes, sur la corniche du Président John Kennedy, se dresse le monument aux héros de l'armée d'Orient et des terres lointaines qui fut inauguré en 1927 par le Président Gaston Doumergue. 


Marseille. Le Vallon des Auffes et le monument aux héros de l'armée d'Orient  
                          
                           

Une statue en bronze, haute de 5 mètres, représente une femme, les bras levés, dos à la mer.  


Marseille. Le monument aux  héros de l'armée d'Orient  




La corniche du Président John Kennedy est un Boulevard qui longe la mer Méditerranée de la plage des Catalans aux plages du Prado. Elle offre une belle vue sur les îles du Frioul. 


Marseille. Vue sur les îles du Frioul depuis la corniche


Marseille.  Corniche du Président John Kennedy


Marseille.  Corniche du Président John Kennedy


La plage des Catalans est aujourd'hui la plage la plus fréquentée des Marseillais car elle est située seulement à 5 minutes du centre-ville. 
Les Catalans sont un quartier du bord de mer dont la toponymie remonte au XVIIème siècle lorsqu'un groupe de pêcheurs catalans s'y installa. 
Dans le roman, le Comte de Monte-Cristo, d'Alexandre Dumas, la fiancée d'Edmond Dantes, Mercedes, est censée vivre dans ce petit village côtier. 


Marseille.  La plage des Catalans



Nous nous rendons ensuite devant le Palais du Pharo qui, bien que destiné à devenir Palais Impérial, n'a jamais été utilisé en tant que tel. 
Napoléon III, en visite à Marseille en 1852, eut le désir de s'y faire bâtir une résidence. La ville de Marseille lui offrit le plateau de Pharo pour le remercier de sa politique en faveur du développement de la commune.  


Marseille.  Le Palais du Pharo



La construction du Palais fut ordonnée par Napoléon III pour son épouse l'Impératrice Eugénie. Le Palais était destiné à devenir la résidence impériale à l’achèvement des travaux. La première pierre ne fut posée que le 15 août 1858. Le coût de construction fut colossal car l'Empereur voulait que sa future demeure soit le reflet du château de Biarritz, appartenant à l'Impératrice. 
La fin du Second Empire arriva en 1870 avant que les travaux ne soient terminés et l'Empereur n'eut jamais l'occasion d'y séjourner. Tous les symboles de l'Empire furent alors détruits. 


Marseille.  Le Palais du Pharo



Le Palais fut rendu à l'Impératrice Eugénie à la mort de Napoléon III en 1873, mais la ville de Marseille revendiqua la propriété et engagea un procès contre l'Impératrice qui décida d'offrir le Palais et ses jardins à la municipalité à condition qu'ils  soient employés à des fins d'utilité publique. 
Le Palais abrita alors successivement un hôpital pour les cholériques et les tuberculeux jusqu'à la fin du XIXème siècle, la faculté de médecine en 1890, l'Institut de médecine tropicale du service de santé des armées, l'Université de la Méditerranée Aix-Marseille de 1954 à 2013. C'est aujourd'hui le siège d'Aix-Marseille Université et un vaste espace de congrès. 

Le Palais possède un très beau parc qui offre un incroyable point de vue sur le Vieux-Port, le Mucem, le Fort Saint-Jean, la Cathédrale La Major et la côte nord de Marseille. 


Marseille.  Vue depuis le Palais du Pharo


Marseille.  Vue depuis le Palais du Pharo. Le Fort Saint-Jean


Marseille.  Vue depuis le Palais du Pharo. le Vieux-Port

Marseille.  Vue depuis le Palais du Pharo. Le Fort Saint-Jean et le Vieux-Port 

Marseille.  Vue depuis le Palais du Pharo. Le Fort Saint-Jean. Le Mucem. La cathédrale La Major


Marseille.  Vue depuis le Palais du Pharo. Le Mucem. La cathédrale La Major


Marseille.  Vue depuis le Palais du Pharo. Le Mucem. La cathédrale La Major


Marseille.  Vue depuis le Palais du Pharo. Le Mucem. La cathédrale La Major


Marseille.  Vue depuis le Palais du Pharo. La cathédrale La Major



Devant le Palais du Pharo, face à la mer, se dresse un monument qui fut érigé par souscription par les marins du commerce et les agents du service général à leurs camarades morts en mer. Le monument fut inauguré en juillet 1923 et remis à la ville de Marseille. 


Marseille.  Monument aux héros et victimes de la mer



Le monument met en scène trois marins en bronze. L'un est debout, le bras levé. Il tient un autre marin mal en point. Le troisième est noyé, emporté par une vague qui incline la barque et balaie un récif en granite. 


Marseille.  Monument aux héros et victimes de la mer


Marseille.  Monument aux héros et victimes de la mer



Depuis le Palais du Pharo, nous gagnons à pied le Vieux-Port et nous arrivons sur le Quai de la Rive Neuve où nous pouvons admirer au numéro 13, l'ancienne Criée qui était l'endroit où le poisson était vendu en gros sur le Vieux-Port. La façade fut élevée au début du XXème siècle et est aujourd'hui classée monument historique. La Criée a été transférée en 1973 au port de Saumaty. Le bâtiment abrite désormais le Théâtre National de Marseille. 


Marseille.  Le Vieux-Port. La Criée


Marseille.  Le Vieux-Port


Marseille.  Brigitte au Vieux-Port


Marseille.   Brigitte au Vieux-Port



Face à la Criée, nous empruntons le Ferry-Boat qui, pour la somme de 50 centimes, nous permet de traverser le Vieux-Port. 
Le Ferry-Boat entra définitivement dans la  postérité avec le film Marius adapté de la trilogie de Marcel Pagnol. Il est célèbre pour offrir la plus petite traversée maritime du monde (283 mètres). 
La ligne a été créée en 1880 pour relier les deux rives du Lacydon en un minimum de temps.  Trois lignes étaient en réalité alors en activité mais deux d'entre elles ont été supprimées dans les années 1920. 

En 1952, les chantiers de La Seyne-sur-Mer livrèrent le fameux César qui resta en service près de 50 ans, jusqu'en 2008, avant d'être remplacé par un modèle plus écologique: le coche d'eau "Mille Sabords" qui peut accueillir 45 personnes et effectue la traversée en 1 minute 15 contre plus de 3 minutes pour le vieux César. 


Marseille.   Le Ferry-Boat


Marseille.   Vue depuis le Ferry-Boat

Marseille.  Vue depuis le Ferry-Boat


Marseille.  Vue depuis le Ferry-Boat


Marseille.   Vue depuis le Ferry-Boat


Marseille.   Vue depuis le Ferry-Boat



Nous débarquons sur le Quai du Port face à l'Hôtel de ville de Marseille qui est un bâtiment du XVIIème siècle d'inspiration génoise. 

Marseille.  L'Hôtel de ville




Depuis l'hôtel de ville, nous prenons la direction de l'ancien Hôtel-Dieu et nous longeons le Jardin des vestiges qui abrite les vestiges archéologiques du port antique de Marseille.  

Marseille. Le long du jardin des vestiges


Marseille. Le long du jardin des vestiges 


Marseille.  Le long du jardin des vestiges. Vue sur la Bonne Mère

Marseille.  Le Jardin des vestiges


Nous arrivons devant le somptueux Hôtel-Dieu qui se trouve juste à côté de la montée du Saint-Esprit. Ses origines remontent au Moyen-Age.
En 1166, l'hôpital du Saint-Esprit, situé dans le quartier des Accoules, ouvrit ses portes aux nombreux malades et nécessiteux ainsi qu'aux enfants abandonnés. 

Marseille. L'Hôtel-Dieu



En 1593, les hôpitaux Saint-Jacques de Galice et de Saint-Esprit fusionnèrent sous le nom d'Hôtel-Dieu. Le bâtiment actuel fut construit à partir de 1753 sur le même emplacement que l'ancien hôpital Saint-Esprit. 
Pour pallier au manque de place et à l'accroissement de la population marseillaise, il fallut l'agrandir à de nombreuses reprises. 
Le bâtiment fut réaménagé dans son état actuel entre 1860 et 1866, par l'architecte des hôpitaux de Marseille, Félix Blanchet et le Nouvel Hôtel-Dieu fut inauguré par Napoléon III, le 15 novembre 1866. 
Mais malgré tous ces aménagements et agrandissements, l'établissement devint vite trop exigu et les derniers malades quittèrent l'hôpital en 1993. l'Hôtel-Dieu devint alors un hôpital Universitaire qui ferma ses portes en 2006. 

Marseille. L'Hôtel-Dieu



Racheté par la ville de Marseille un an plus tard, il est loué par un bail de 99 ans au groupe Axa Real Estate qui le transforma en hôtel Intercontinental 5 étoiles en 2013. 

Marseille. L'Hôtel-Dieu devenu Hôtel Intercontinental



La décoration de l'hôtel est élégante et contemporaine tout en conservant des éléments historiques. 

Marseille. L'Hôtel-Dieu devenu Hôtel Intercontinental

Marseille. L'Hôtel-Dieu devenu Hôtel Intercontinental

Marseille. L'Hôtel-Dieu devenu Hôtel Intercontinental. Photo Brigitte



L'hôtel dispose de 194 chambres ou suites, de deux restaurants gastronomiques, d'un SPA Clarins, d'une salle de sport et d'une piscine extérieure. 
Sa terrasse offre une vue superbe sur la ville de Marseille, sur le Vieux-Port et sur la Bonne Mère. 

Marseille. L'Hôtel-Dieu devenu Hôtel Intercontinental

Marseille. L'Hôtel-Dieu devenu Hôtel Intercontinental

Marseille. L'Hôtel-Dieu devenu Hôtel Intercontinental

Marseille. L'Hôtel-Dieu devenu Hôtel Intercontinental

Marseille. L'Hôtel-Dieu devenu Hôtel Intercontinental

Marseille. L'Hôtel-Dieu devenu Hôtel Intercontinental

Marseille. L'Hôtel-Dieu devenu Hôtel Intercontinental

Marseille. L'Hôtel-Dieu devenu Hôtel Intercontinental



Nous quittons le somptueux établissement après avoir pris soin d'y visiter ses moindres recoins et nous passons devant l'Hôtel de Cabre, à l'angle des rue de la Bonneterie et de la Grand-rue. Cette maison est la plus ancienne demeure conservée de Marseille. La date gravée de sa construction, 1535, correspond à l'année où Louis Cabre, marchand de draps, devint consul.  Le bâtiment, de style Renaissance, témoigne de la persistance du style gothique. 
Épargnée par la destruction des quartiers du port par les Nazis en 1943, la maison a fait l'objet d'un déplacement de 90° lors de sa reconstruction pour se caler sur la façade de la Grand-Rue. 

Marseille. L'Hôtel de Cabre

Marseille.  L'Hôtel de Cabre



Puis nous déambulons dans les rues de Marseille, entre quartiers populaires et quartiers plus chics... 

Marseille. L'église des Augustins
 
Marseille. Un hôtel particulier. Place Charles de Gaulle
 


Nous empruntons le rue de la Tour devenue officieusement la rue de la Mode en 1997 car de nombreuses boutiques de créateurs, d'objets de déco et accessoires y sont installées. 

Marseille.  Rue de la Tour ou Rue de la Mode

Marseille.  Rue de la Tour ou Rue de la Mode


L'Opéra de Marseille fut inauguré en 1787 et reconstruit entre 1919 et 1924 suite à l'incendie du 13 novembre 1919. Il faut savoir que dès 1685, Marseille fut la première ville française de province à avoir obtenu le droit de posséder "un théâtre privilégié"

L'Opéra de Marseille

Marseille. Quartier de l'Opéra



Les immeubles marseillais ont la particularité d'être des immeubles à trois fenêtres. C'est probablement une règle d'urbanisme qui fut imposée à partir de 1847 pour lutter contre la pénurie de terrains et répondre à la forte demande de logements. 

Marseille. Quartier de l'Opéra



Rue Sainte, la Bastide des Bains propose un splendide hammam qui marie thermes romains et tradition orientale... Nous y aurions bien  passé un moment si la journée n'était pas déjà en train de s'achever ! 

Marseille.  La Bastide des bains. Rue Sainte

Marseille.  La Bastide des bains. Rue Sainte




Le lycée Montgrand, qui ouvrit ses portes le 1er octobre 1891,  fut le premier lycée de jeunes filles de Marseille. Le bâtiment abritait avant cette date la Préfecture. 

Marseille.   Lycée régional Montgrand



Le bâtiment de la brasserie "La Folle Epoque", Place Félix Baret, est classé monument historique.  

Marseille.  La Folle Epoque
 



Toujours sur la Place Félix Baret, dans le prolongement de la rue piétonne Saint-Ferreol, la Préfecture, construite entre 1862 et 1866, est l'un des plus beaux bâtiments de la Troisième République. Il est inspiré du Palazzo Vecchio de Florence, en Italie. 

Marseille.   La Préfecturre



Notre visite se termine par la Place Castellane, entre les quartiers du Vieux-Port et du Prado sur laquelle trône en son centre la fontaine Cantini. 
Entre 1811 et 1911, c'est un obélisque qui se trouvait à cet emplacement. Il a été transféré dans le quartier Mazargues.  
La fontaine représente les trois cours d'eau de la Provence, la Durance, le Gardon et le Rhône ainsi que la Mer Méditerranée.  La statue de Marseille, tournée vers la mer, domine l'édifice et l'on retrouve sur son socle, les étapes du Rhône. 
Haute de 25 mètres, en marbre de Carrare, c'est l'une des plus belles fontaines de Marseille, alignée avec la Porte d'Aix. 


Marseille.   Place Castellane. La fontaine Cantini

Marseille.   Place Castellane. La fontaine Cantini

Marseille.   Place Castellane. La fontaine Cantini



La journée est bien avancée, nous avons beaucoup marché mais  la visite guidée était passionnante... La ville de Marseille réserve de très belles surprises. Merci beaucoup Brigitte ! Nous poursuivrons après demain notre découverte de la ville avec Jp.  En attendant, il me faut reprendre la route jusqu'à Istres où j'arrive à la nuit tombée.  

Alors à très bientôt pour la suite de notre séjour provençal.